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Crédit : Sandra Larochelle

We Live in an Ocean of Air: Une exploration de la respiration

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  • Centre PHI
Par  Jackson Palmer

Malgré notre dépendance à la nature, nous avons souvent du mal à nous situer en tant qu'humains dans le monde naturel. We Live in an Ocean of Air aborde directement ce conflit de la modernité au moyen de la réalité virtuelle immersive multi-sensorielle, recourant à la technologie pour produire une représentation innovante des relations invisibles, mais fondamentales, qui lient l'humanité à la nature.

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We Live in an Ocean of Air, qui est maintenant ouvert au public au Centre PHI, est la dernière exploration en réalité virtuelle du collectif Marshmallow Laser Feast (MLF), basé à Londres, sur les liens qui unissent l'humanité et le monde naturel. Après avoir acquis une notoriété internationale avec ses précédentes œuvres In the Eyes of the Animal et Treehugger:Wawona, MLF est devenu l'un des leaders mondiaux de la création d'expériences en réalité virtuelle. We Live in an Ocean of Air poursuit son exploration thématique des réseaux cachés de la nature, se concentrant cette fois sur le processus de respiration de la vie naturelle.

Située dans la forêt nationale de Sequoia, en Californie du Nord, l'exposition établit un parallèle entre l'oxygène dont nous avons besoin pour survivre et les propriétés vivifiantes des forêts. Méditative dans son rythme et son sujet, l'exposition efface les frontières entre le corps et l'air qui nous entourent pour démontrer comment les processus naturels, tels que la respiration, forment une relation symbiotique entre l'humanité et la vie organique. Alors que j'enfilais le casque audio-visuel, que j'attachais les capteurs de mouvement à mes deux poignets, que j'accrochais un moniteur de fréquence cardiaque à mon lobe d'oreille, puis que j'enfilais un sac à dos électronique auquel tout était relié, j'ai été habité par un sentiment de départ imminent du monde normal vers un autre univers.


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Au début de l'exposition, on vous demande de respirer et, lorsque vous expirez, de petites particules bleues s'échappent de votre bouche et tourbillonnent vers le haut dans des volutes semblables à de la fumée de dioxyde de carbone. La lumière s'estompe lentement, et des fougères, des arbres et autres formes de végétation se mettent à prendre forme. D'autres particules bleues se déplacent dans l'air au-dessus, tourbillonnant autour des troncs massifs des séquoias dans des ruisseaux à pulsation lente. J'ai été attiré par un séquoia particulièrement énorme qui dominait la scène. Quelque chose dans sa façon de me surplomber me donnait l'impression d'être dans un environnement réel, et bien que je reconnaisse qu'il s'agissait d'une image construite, faite par l'homme, mon cerveau reconnaissait l'objet comme néanmoins réel. Au fur et à mesure que je m'élevais dans les airs, la forêt prenait forme, se transformant en troncs ramifiés d'un système pulmonaire. La centralité de l'air dans notre biosphère, ainsi que l'ordre initial de respirer, se retrouvaient en un cercle complet.

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We Live in an Ocean of Air illustre comment les structures naturelles, telles que les courants d'oxygène et la structure de nos poumons, sont à la fois nécessaires et invisibles, imperceptibles et pourtant belles. J'ai senti que j'atteignais une nouvelle compréhension visuelle, sinon sensorielle, de la manière dont le besoin commun en oxygène nous relie au processus organique de la vie végétale. La sensation d'explorer la forêt avait quelque chose d'onirique. Tout comme respirer sous l'eau, marcher dans un environnement numérique défie le logiciel encodé dans notre cerveau au cours de millions d'années d'évolution, sans compter l'expérience d'une vie entière. J'ai souvent été impressionné par la nouveauté de l'exposition, mais il y avait aussi une tranquillité dans sa présentation qui me donnait l'impression d'être dans un endroit complètement nouveau et pourtant familier. Paradoxalement, cette expérience de 20 minutes m'a permis, d'une certaine manière, d'échapper à la relation difficile que j'entretiens personnellement avec mon téléphone et mon ordinateur, et elle a donné du crédit à l'idée du «voyage virtuel», qui pourrait s'avérer un moyen unique de découvrir de nouveaux environnements pour une fraction du coût environnemental et financier. Bien que notre obsession de la technologie ait coupé un grand nombre de nos liens avec la nature, il est ironique que la réalité virtuelle puisse nous aider à renouer ces liens sans la consommation excessive de carbone produite par les voyages en avion. Les aspects sensoriels et visuels uniques de l'expérience ont comblé le fossé entre la nature et la technologie et m'ont amené à reconsidérer mon rôle de consommateur de ressources naturelles.

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Je ne me souviens pas de la dernière fois où le fait de marcher, d'écouter et d'observer m'a paru entièrement nouveau et non affecté par la vie quotidienne. Grâce à son approche innovante de la réalité virtuelle multisensorielle, Marshmallow Laser Feast réimagine l'invisible, offrant une nouvelle méthode pour comprendre les relations cachées qui rendent la vie non seulement possible, mais belle dans sa complexité. En transformant la forêt en une forme malléable et visionnaire, We Live in an Ocean of Air nous permet de comprendre notre rôle dans la biosphère d'une nouvelle manière, qui réunit les mondes divisés de la nature et de la technologie en une expérience réfléchie et méditative qui vous incitera à repenser votre relation avec la Terre.

We Live in an Ocean of Air est ouvert au public jusqu'au 16 janvier 2022.

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We Live in an Ocean of Air a été réalisé par le collectif d'art immersif Marshmallow Laser Feast, basé à Londres, en collaboration avec Natan Sinigaglia et Mileece I'Anson. Marshmallow Laser Feast (MLF) crée des expériences immersives, élargissant la perception et explorant notre lien avec le monde naturel. En fusionnant des outils architecturaux, des techniques d'imagerie contemporaines et des performances avec des formes tactiles, MLF sculpte des espaces qui restent en sommeil jusqu'à ce qu'ils soient animés par la curiosité et l'exploration. Informée autant par le jeu que par la recherche, MLF brise les frontières vers des mondes au-delà de nos sens.

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Arthur H En Studio Cover
Performance Musique

Arthur H

29 janv. 2 févr.

Arthur H enregistre « La construction d’un rêve », en collaboration avec le Consulat général de France à Québec, Espace.mu, Mystic Rumba et FRIMAS2014, au Centre PHI

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