Aller à la navigation Aller au contenu
inAccueil | Home

ÉVÉNEMENT

Spheres ukraine jour2
Nikolay Karabinovych, Sans titre (Croquis du projet), 2026. Avec l’aimable autorisation de l’artiste

SPHERE(S) AVEC L’UKRAINE À PHI — Jour 2

  • Événement
  • Art contemporain
  • Discussion
Découvrir le Jour 1 ↗ Découvrir le Jour 1 ↗
Voir l'addresse sur Google Map

407, rue Saint-Pierre

Montréal, Québec, H2Y 2M3
Espace 1

Portes: 13h
Événement: 13h30

Billets

Régulier 12,50$
Réduit 10$
Doux 6,50$
Solidaire 20$
Frais inclus, taxes en sus.

Les laboratoires de discussion se dérouleront en français et anglais.

Tous âges

Pour en savoir plus sur nos options d’accessibilité, veuillez consulter la page Planifier votre visite.

Laboratoires de discussion et performances

MILE END UKRAINE FR Vert 1

À propos de l’événement

Dans le cadre de SPHERE(S) Mile End / Avec l’Ukraine: Sphères mouvantes et retours, PHI présente deux journées de performances et de laboratoires de discussion, les 6 et 13 juin. La programmation se déploie également hors les murs: la Fédération ukrainienne de Montréal accueille des performances de Nikolay Karabinovych et d’Adam Kinner, ainsi que d’autres activités, les 12 et 14 juin, dans ses propres espaces.

SPHERE(S) Mile End / Avec l’Ukraine: Sphères mouvantes et retours prend pour point de départ le quartier du Mile End et les histoires partagées entre les communautés ukrainiennes et les trajectoires du Québec et du Canada. Dans l’esprit de SPHERE(S), un nouveau type d’événement international en art contemporain, cette «sphère-test» met en lumière le rôle durable des migrations comme source de métamorphoses culturelles, sociales et humaines, tout en interrogeant les enjeux de coexistence, hier comme aujourd’hui, au sein de nos sociétés.

L’investigation proposée, à travers l’art, prend comme point de départ les conditions sociopolitiques rendant ces trajectoires migratoires et l’émergence de diasporas possibles – ou nécessaires. Nous pistons ces traces, tout en en inventant d’autres. Ici, on vous invite à découvrir une série d’interventions artistiques, de discussions, d’ateliers et de visites guidées.

Avec les contributions des artistes Adam Kinner et Alisi Telengut, de même que les personnes pressenties pour les labos: Sasha Baydal, Jonathan Durand, Céline Galipeau, Vincent E., Daria Hetmanova, Adam Kinner, Dominic Marion, Chantal Pontbriand, Eugénia Reznick, Alisi Telengut, Alexandra Tsay et autres.

Toute personne membre du public est invitée à contribuer aux discussions.

Directrice-fondatrice de SPHERE(S) Art Contemporain International: Chantal Pontbriand

Commissaire de SPHERE(S) Mile End / Avec l’Ukraine: Sphères mouvantes et retours: Sasha Baydal

Cette «sphère-test» bénéficie du soutien du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Site Web ↗
Courriel ↗
Facebook ↗
Instagram ↗

Horaire

Avec les contributions des artistes: Adam Kinner et Alisi Telengut, de même que les personnes invitées pressenties: Sasha Baydal, Julia Eilers Smith, Céline Galipeau, Vincent E., Daria Hetmanova, Adam Kinner, Chantal Pontbriand, Eugénia Reznik, Alisi Telengut, Alexandra Tsay et autres. 

Toute personne membre du public est invitée à contribuer aux discussions.

La programmation de SPHERE(S) à PHI, amorcée le 6 juin, se poursuit avec une nouvelle série de discussions et de propositions artistiques.

13h30
Accueil: Chantal Pontbriand et Sasha Baydal


13h45
Prélude: Céline Galipeau

14h15
Laboratoire I:
Infrastructures de déplacement: formes de résistance, persistance de la mémoire et de la langue
Le film d’animation Baigal Nuur - Lake Baikal (2023), de l’artiste Alisi Telengut sera projeté à l’issue de la discussion. 


15h45
Pause

16h00
Laboratoire II: Retours: circulation et transformation des formes culturelles

La notion de retour: comment les formes culturelles circulent à travers des infrastructures patrimoniales, nationalistes et institutionnelles, et comment les gestes de retour transforment à la fois les formes elles-mêmes et les structures dans lesquelles elles se réinscrivent?

17h30
Pause


17h45 

Autour de SINOMS de Michael Snow

Cette session collaborative menée par l’artiste Adam Kinner prolonge les réflexions sur la circulation, la transformation et le retour à travers la langue, en prenant comme point de départ SINOMS (1989), une œuvre phare de l’art canadien de Michael Snow. Une suite non sollicitée de l’œuvre, avec des contributions des artistes Lisa Conway-Bühler et Aman Sandhu, viendra conclure la journée. Lisa Conway-Bühler est une compositrice, artiste sonore, autrice-compositrice, chercheuse, preneuse de son et mixeuse helvético-canadienne. Ses enregistrements et installations sonores font appel à des synthétiseurs analogiques, boîtes à rythmes et dispositifs électroniques, souvent accompagnés d’arrangements pour cordes et bois. Aman Sandhu est un artiste et écrivain travaillant entre Montréal et Glasgow. Ses installations intègrent souvent le dessin, l’image en mouvement, la sculpture et le texte. Il les envisage comme des ensembles d’objets prenant forme à travers l’improvisation.

Nous remercions chaleureusement Peggy Gale pour son autorisation de présenter un extrait de l’œuvre originale.

Biographies

Participant·e·s

Céline Galipeau

Céline Galipeau, Montréal, est l’une des grandes figures du journalisme québécois et canadien. Journaliste, correspondante internationale et animatrice chevronnée, elle a contribué pendant plusieurs décennies à façonner la compréhension publique des grands bouleversements géopolitiques contemporains. Son parcours de terrain l’a menée au cœur de nombreux conflits et zones de crise – de l’Europe de l’Est au Moyen-Orient, en passant par les Balkans, la Russie, l’Afghanistan et, plus récemment, l’Ukraine. Son regard s’est toujours distingué par une capacité rare à articuler les dimensions humaines, politiques et historiques des événements, en donnant voix aux réalités vécues par les populations touchées par la guerre, le déplacement et la violence.

Vincent E.

Vincent E. écrit, commissaire, enseigne, anime des discussions, organise, rêve et imagine des stratégies. Iel vit en tant que colon·e non invité·e à Katarokwi (Kingston), sur des terres volées aux peuples anishinaabe, haudenosaunee et huron-wendat. Dans le cadre de sa recherche doctorale au Département de cinéma et médias de Queen’s University, iel examine l’optimisme nucléaire de la période de la guerre froide à partir d’une perspective décoloniale, en s’intéressant aux manières dont le colonialisme nucléaire soviétique a été rendu lisible à travers les formes de communication internationale.

Dominic Marion

Auteur d’une thèse sur la réception de Sade (Sade et ses lecteurs. Une historiographie critique [XVIIIe-XXIe siècle], Hermann, 2017), Dominic Marion a aussi dirigé la publication du livre-disque illustré Ouverture du cadavre de Sade (Possibles Éditions/Tour de Bras, 2016) et de l’ouvrage collectif Logiques de la transgression. Hubert Aquin et Georges Bataille (Otrante, 2025). Il enseigne la littérature, le théâtre et les études culturelles québécoises à l’Université de Montréal. Guitariste, improvisateur et compositeur, il produit aussi de la musique originale (Totenbaum Träger, Marion/Mucci, Maquereau Dose).

Jonathan Durand

Jonathan Kolodziej Durand est photographe et cinéaste montréalais, dont le travail se concentre sur l'effacement et l'histoire orale. Son documentaire de 2019, Memory Is Our Homeland (Al Jazeera Witness), retrace le parcours de déportés polonais de la Seconde Guerre mondiale vers la Sibérie, devenus réfugiés en Afrique de l'Est, et dont l'histoire a été effacée après la guerre. Poussé par cet héritage, il travaille bénévolement et filme en Ukraine auprès de groupes humanitaires depuis 2022, avec l'intention de publier son prochain film, Le Paradoxe du Mouvement, en 2027.

Alisi Telengut

Alisi Telengut est une artiste canadienne d’origine mongole. Sa pratique fait le pont entre l’animation, l’écologie, la cosmologie et la mémoire incarnée. Son travail a été présenté à l’international, notamment à Sundance, à la Biennale du Whitney, au TIFF (Toronto International Film Festival) et à Annecy. Nommée aux Prix Écrans canadiens (Canadian Screen Awards) et lauréate du Prix Iris, ses films ont reçu de nombreux prix internationaux. Elle est professeure adjointe en animation à l’Université Concordia.

Daria Hetmanova

Daria Hetmanova poursuit actuellement un doctorat à l’École de communication de Simon Fraser University, située sur les territoires traditionnels salish de la côte, incluant les nations Tsleil-Waututh (səl̓ilw̓ətaʔɬ), Kwikwetlem (kʷikʷəƛ̓əm), Squamish (Sḵwx̱wú7mesh Úxwumixw) et Musqueam (xʷməθkʷəy̓əm). À l’intersection des études des sciences et des technologies (STS) et des études critiques des infrastructures, son projet de recherche actuel porte sur la cartographie — à la fois spatiale et temporelle — du système de « filtration » des civil·e·s ukrainien·ne·s mis en place par la Russie dans le cadre de la guerre contre l’Ukraine.

Adam Kinner

Adam Kinner est un artiste basé à Tio’tia:ke/Montréal, originaire de Washington, D.C. Il développe une pratique transdisciplinaire qui se transforme selon le contexte, adoptant une approche fondée sur la recherche, l’improvisation et la collaboration, travaillant souvent avec des artistes issu·e·s des champs de la danse et de la musique. Son travail prend la forme de concerts, d’écrits, d’expositions, de pièces scéniques, de films et de performances in situ. MANUAL, une performance qu’il a co-créée avec Christopher Willes, a été présentée à travers le Canada ainsi qu’à l’international, notamment au Japon, au Royaume-Uni, en Finlande, en Norvège et en Thaïlande. Il codirige l’orchestre basé à Montréal The Air Contains Honey avec Jacob Wren.

Alexandra Tsay

Alexandra Tsay est commissaire indépendante et doctorante en histoire de l’art à l’Université Concordia. Sa recherche, financée par le FRQSC, porte sur l’art contemporain au Kazakhstan de la fin de la période soviétique à l’après-indépendance, en retraçant et en théorisant les transformations des stratégies esthétiques tout en situant ces développements artistiques dans un contexte global. Alexandra Tsay est coéditrice de Stalinism in Kazakhstan: History, Memory, and Representation (2021) et contributrice à The Nazarbayev Generation: Youth in Kazakhstan (2019). Parmi ses projets curatoriaux récents figurent Suture: Reimagining the Ornament (2023) à Hong Kong et Living Memory à Almaty.

Eugénia Reznik

Eugénia Reznik est une artiste ukraino-franco-canadienne. S’inscrivant dans une démarche de recherche-création, elle croise les perspectives sociologiques avec des pratiques performatives et documentaires, les arts numériques et la recherche botanique. Son travail explore les enjeux du déracinement, de la transmission de la mémoire, ainsi que les liens entre la migration des plantes et des humains. Récipiendaire de plusieurs bourses, elle a présenté son travail dans de nombreuses expositions et événements au Canada, en Europe et aux États-Unis.

Marko Kolomytskyi

Marko Kolomytskyi a vu son parcours façonné par plusieurs déplacements : d’abord, une enfance dans la région du Donbas en Ukraine, marquée par l’occupation russe depuis 2014, puis une vie en migration, du Donbas vers l’Asie et le Japon, ensuite vers le Canada, avant une récente installation à Paris. Sa pratique artistique s’articule autour du langage, qu’il considère comme son médium principal, et se déploie à travers l’installation, l’estampe (lithographie et linogravure), la performance, le théâtre et le cinéma. Puisant autant dans les approches conceptuelles que dans les philosophies du cosmisme, son travail réactive ces héritages à travers le prisme du moment contemporain, tout en plaçant au centre les questions de sensibilité, de fragilité et de tendresse.

Remerciements

Présenté par PHI

En collaboration avec