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Événement • Art contemporain
18 mars, 8 avr., 13 mai et 10 juin
Ateliers créatifs avec Spoonful of Dirt – PHI Montréal
407, rue Saint-Pierre
407, rue Saint-Pierre
Portes: 13h30
Conversation: 14h
Billets
La conversation se déroulera en français et en anglais.
Tous âges
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Rejoignez l’artiste Moridja Kitenge Banza et ses collaborateurs pour découvrir les coulisses de la monographie, discuter des choix éditoriaux et participer à une séance de questions-réponses suivie d’une dédicace.
Dans le cadre de Plural foire d’art contemporain, PHI a le plaisir de lancer la première publication de Moridja Kitenge Banza, Mille et une façons d’en parler.
Animé par Cheryl Sim, l’événement prendra la forme d’une conversation réunissant l’artiste et des collaborateur·trice·s du projet afin d’explorer la genèse de la publication, les choix éditoriaux qui ont façonné l’ouvrage et le rôle qu’une monographie peut jouer dans la carrière d’un·e artiste.
Présenté à PHI, cet échange offrira un moment privilégié pour découvrir les coulisses du livre et la pratique de Moridja Kitenge Banza. La discussion sera suivie d’une période de questions et d’une séance de dédicaces.
Tous les détails sur le site officiel de Plural.
Je dis souvent que, dans mon imagination, plusieurs mondes coexistent. Il y a le monde des émotions, le monde des sentiments, le monde de la politique et le monde de ma réalité en tant qu’artiste. Tout est interrelié.
Présentée en français et en anglais, cette monographie est la première à être consacrée à Moridja Kitenge Banza (né en 1980), un artiste visuel canadien d’origine congolaise.
Connu pour ses œuvres dynamiques façonnées par les lieux où il a vécu et travaillé, l’art de Kitenge Banza est un alliage subversif de réalité et de fiction qui met en cause et au défi les discours du pouvoir tout en ouvrant de nouveaux espaces pour les récits marginalisés.
Documentant une pratique multidisciplinaire qui inclut la peinture, la photographie, la vidéo, le dessin et l’installation, le présent ouvrage propose un portrait d’ensemble de la pratique artistique de Kitenge Banza. Il réunit des textes de commissaires, d’historien·ne·s et de spécialistes portant sur la géopolitique, la culture, la religion et l’iconographie issues du cadre de vie de l’artiste, et illustrés par plus de 100 œuvres.
Confrontant les impacts de l’extraction de ressources, que ce soit dans la République démocratique du Congo où il est né ou au Québec, sa terre d’adoption, ou reconfigurant des récits façonnés par la religion, la violence et le colonialisme, Kitenge Banza explore dans son travail la manière dont son récit personnel est lié à son passé. Sa réappropriation des codes, des coutumes et des conventions associés à des systèmes religieux, culturels, politiques, sociaux et économiques sert à mettre en lumière les contradictions qui construisent ses identités.
Moridja Kitenge Banza est un artiste canadien d’origine congolaise, né à Kinshasa en 1980 en République démocratique du Congo. Il est diplômé de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa, de l’École supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole ainsi que de la faculté des Sciences humaines et sociales de l’Université de La Rochelle. En 2010, il reçoit le 1er prix de La Biennale de l’Art africain contemporain, DAK’ART, pour la vidéo Hymne à nous et son installation De 1848 à nos jours. Il a reçu un Prix Sobey en 2020.
Son travail a notamment été présenté au Musée Dauphinois (Grenoble, France); au Museum of Contemporary Art (Roskilde, Danemark); à la Arndt Gallery et la Ngbk (Berlin, Allemagne); à la Biennale Internationale de Casablanca et la Fondation Attijariwafa bank (Casablanca, Maroc); à la Fondation Blachère (Apt, France); au Musée des beaux-arts de Montréal, à Projet Casa et au Musée d’art contemporain de Montréal (Montréal, Canada); et au Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa, Canada). Le Musée des beaux-arts de l’Ontario (AGO), le Musée McMichael, le Musée d’art de Joliette et la Fondation Phi ont présenté des expositions solos de l’artiste. On compte des œuvres de l’artiste dans les collections du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée des beaux-arts de l’Ontario (AGO) et des Affaires étrangères du Canada, dans la Collection de la Ville de Laval ainsi que dans de nombreuses collections corporatives telles BMO, la Caisse de dépôt et placement du Québec, Canadian Shield Capital, Hydro-Québec, le Mouvement Desjardins, RBC et TD Bank Corporate Art.
Diane Gistal est une commissaire indépendante d’origine haïtienne et française basée au Canada. À travers sa pratique, elle interroge les dynamiques de l’Atlantique noir et les processus de construction de récits culturels, explorant les intersections entre les arts visuels, la littérature et les sciences humaines. Son œuvre se déploie à travers des expositions, des programmes de recherche et des initiatives curatoriales qui réactivent la mémoire, les archives et les pratiques de résistance artistique des diasporas africaines et afrodescendantes.
Elle est la fondatrice et la directrice de Nigra Iuventa, une organisation dédiée à la reconnaissance et à la promotion des arts visuels africains, caribéens et diasporiques. Nigra Iuventa est un laboratoire de réflexion et d’expérimentation curatoriale ancré dans une approche décoloniale et critique des institutions culturelles. L’organisation soutient la création, la circulation et la préservation des œuvres d’artistes noir·e·s en encourageant les dialogues transnationaux entre l’Afrique, les Caraïbes, l’Europe et l’Amérique du Nord.
Julie Alary Lavallée est conservatrice des collections au Musée d’art de Joliette (MAJ). Passionnée à la fois d’art ancien et d’art contemporain, elle s’intéresse à la conservation de la performance dans les musées d’art, aux questions transculturelles et aux pratiques curatoriales, axes qu’elle applique dans le cadre de ses fonctions alors qu’elle gère une collection constituée de plus de 8 300 œuvres d’hier à aujourd’hui. Parmi ses commissariats réalisés au MAJ figurent Exilé dans l’Eden de l’artiste Moridja Kitenge Banza (2024), L’héritage des restes (2024) ainsi que Salvifique (2021). Depuis les trois dernières années, elle travaille sur le co-commissariat intitulé Actions collectives : perspectives féministes sur la collection, exposition virtuelle qui sera déclinée dans les salles de la collection permanente du MAJ. Ses expositions antérieures, puisant à même les relations Nord-Sud et les questions liées à la mondialisation et à la colonisation, ont, entre autres, été présentées à l’Écart (2018), dans le cadre de la Biennale nationale de sculpture de Trois-Rivières (2020) et à la Maison des arts de Laval (Triennale banlieue, 2018). Elle s’implique au sein du groupe de recherche et de réflexion CIÉCO sur les nouveaux usages des collections et les musées d’art.
Cheryl Sim est directrice et commissaire en chef de PHI à Montréal, ainsi qu’artiste et chercheuse. Elle a commencé sa carrière en 1992 au Studio D, le studio féministe de l’Office national du film du Canada, où elle a organisé un institut du film pour les cinéastes femmes de couleur et autochtones, ce qui l’a amenée à découvrir l’art vidéo et la culture autogérée. En tant qu’artiste, son travail dans le domaine de la vidéo et des installations, qui a été présenté en Amérique du Nord et en Europe, a régulièrement abordé les questions de la formation de l’identité, du travail des femmes et des relations de pouvoir. Son travail de directrice et de commissaire s’inspire largement de l’éthique de l’autogestion artistique et de l’apprentissage à partir des marges, qui mettent l’accent sur une approche holistique et sur le service. Avant de se joindre à la Fondation PHI en 2007, elle était directrice des activités et des communications à OBORO, l’un des principaux centres d’artistes autogérés du Canada, où elle supervisait les expositions, les événements publics, les résidences et les publications. Chez PHI, elle a été commissaire d’expositions majeures, notamment Yoko Ono: Growing Freedom, Stan Douglas: Revealing Narratives, Sonia Boyce: Feeling Her Way et l’exposition collective Relations: la diaspora et la peinture, qui ont toutes été saluées par la critique et ont fait l’objet de tournées. Cheryl a rédigé des essais pour plusieurs publications d’artistes et sa thèse de doctorat est devenue le livre Wearing the Cheongsam: Dress and Culture in a Chinese Diaspora, qui a été publié par Bloomsbury Academic UK en 2019. Elle a été invitée à donner des conférences chez des universités à travers le Canada et a animé de nombreux ateliers et conversations d’artistes dans des institutions artistiques, des festivals et des foires, notamment Papier Art Fair, MUTEK, Ars Electronica, Art Toronto et World Art Foundations. Elle a fait partie de plusieurs jurys d’évaluation par les pairs pour le Conseil des arts du Canada, ainsi que du jury du prestigieux Sobey Art Award (2022), du Claudine and Stephen Fellowship in Contemporary Art (2018) et du Prix d’art contemporain du Musée national des beaux-arts du Québec (2024). Bénévole active, elle est actuellement présidente du conseil d’administration de l’Organisation des directeurs des musées d’art canadiens (ODMAC) et siège au conseil d’administration de l’Association of Art Museum Curators (AAMC).
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